• Que la grande majorité des français aiment l’Europe. Pour autant, ils ne veulent pas de cette Union Européenne là : celle de l’Euro, des financiers, des banques, des normes et des lobbys.

Je suis membre de l’Assemblée Européenne des Citoyens depuis sa création en 1990. Je suis européen de cœur. Est-ce que cela doit me rendre moins français ? Mon cœur n’est-il pas assez grand pour chérir les deux, chacune à sa façon ?

L'Union n'est pas l'Europe, elle ne parle pas des cultures, des identités ou des coutumes de chaque pays. Elle parle la langue des échanges commerciaux « libres et non faussés », des normes absurdes sur la forme des tomates et l’interdiction des fromages au lait cru , mais jamais de normes sur les OGM, pesticides, Radiations etc… Cette Union Européenne là nous propose, à la place de notre mosaïque de peuples et de culture, un genre de culture continentale désincarnée, sans chaire et sans saveur. Un espéranto pondu par des technocrates dénués de toute inspiration.

Nous sommes arrivés au bout de cette Union là : il s’avère qu’après 40 ans, nous n’avons toujours pas créé une « souveraineté » européenne. On ne peut pas remplacer la souveraineté des pays, des nations et des peuples. On ne peut qu’y ajouter autre chose de plus.

Les Nations Européennes au 21ème siècle, ce ne sont plus des guerres mais des cultures. L’Europe est une myriade de cultures. Cette diversité, cette richesse là nous est donnée. C'est notre patrimoine, et ce sont nos atouts pour bâtir. C’est un leg qui vient de l’histoire, non des institutions européennes.

Non ! Nous ne sommes pas des extrémistes lorsque nous voulons donner un autre sens à l’Europe. Cette Union-là était une première mouture. Sans doute naïve comme le sont souvent les premiers jets. Il n’a pas suffi de nous réconcilier et de nous déclarer frères ou partenaires commerciaux pour faire l’Europe. Ce n’est pas si simple… Cette « Europe béate et marchande » ne marche plus, ne nous convient pas. On peut faire mieux. Il faut inventer l'Europe Version 2 pour aller plus loin dans la saga continentale de la paix.

Désormais, je me battrai pour mettre à jour le projet européen. Ce qu'a proposé NDA me semble juste : l’Europe des coopérations, des grands projets, des échanges culturels.

Non pas l’Europe sociale qui égalise les salaires, fausse la concurrence et nous tirent vers le bas.

Non pas l’Europe de la défense, car la défense reste de souveraineté éminemment nationale.

Nous pouvons construire l’Europe des projets, avec autant de thèmes sur lesquels coopérer : entraide avec l’Afrique, service civique européen, agriculture durable, initiation d'une Union pour la Méditerranée comme l'a proposée JLM, sciences, recherche, arts, espace, universités, voyages, santé, énergies etc…

Le jugement qui taxe d’europhobie ceux qui critiquent l’Europe est en fait le discours des conservateurs. Maintenant, il faut ouvrir un chantier pour chercher les nouvelles voies de l’Europe des citoyens, l’Europe des gens, celle que nous aimons.

  • J’ai aussi appris, en prenant les programmes, en les lisant et en les rapprochant, qu’il y a plus de points communs que de divergences entre JLM et NDA, ou entre Fillon et Macron. Comment est-ce possible ? Sur ces deux couples pris en exemple, très peu de choses les diffèrencient alors qu’ils sont de bords différents. Qu’est ce qui rapproche des gens de bords opposés ? Où est le clivage s’il n’est pas dans le droite/gauche ?

C’est justement la vision de l’Europe. Il y a ceux qui soutiennent l’Union Européenne dans sa forme actuelle, avec la finance, l’industrie, les lobbys… tout ce qui fait « le système ». Lequel cherche à se maintenir en place en ayant recours à des « conservateurs » : Fillon et Macron. Ces deux-là sont les principaux promoteurs de cette Europe V1.

De l’autre côté, il y a ceux qui appellent une nouvelle Union Européenne, une Europe V2, où les Etats reprennent une partie du rôle qu’ils ont délégué à Bruxelles. Par exemple le choix de la politique monétaire, des règles du droit du travail, des normes culturelles, de la diplomatie… Dans cette perspective-là, il faut construire l’Europe des citoyens, JLM dirait « l’Europe des gens », celle qui nous permet de nous approprier et de prendre part dans ce projet fraternel et continental. NDA et JLM sont les deux principaux promoteurs de cette Version de l’Europe qui remet en cause le « système » et fait donc œuvre de changement. Ce qui était impensable il y a quelques mois au quelques années se réalise : les « progressistes » sont aujourd’hui passés à la V2 de l’Europe. Incroyable non ?

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