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Nous avons échangé avec vous pendant cette campagne de 1er tour.

Il y a des personnes combatives, d’autres exaspérées. Des gens fatalistes, d’autres désabusés. Beaucoup n’ont plus confiance dans les politiques, droite et gauche confondus. Et ont peur de l’avenir. Certains voteront extrême par colère, d'autres ne se déplaceront pas, par dépit. Ah !… si seulement le vote blanc comptait comme un suffrage exprimé…

 

En allant à votre rencontre, en très peu de temps, nous avons perçu l’ambiance actuelle du bassin ponot. Elle nous a paru déprimée. Partout il y a de la morosité, du ras-le-bol.

Le présent de 2015 n’est pas enthousiasmant. L’avenir, grisâtre.

Les jeunes qui ont la chance de travailler, même à deux en CDI... sans apport... il n’est pas possible de devenir propriétaires. Des richesses et des prix se sont formés avant eux et les excluent aujourd’hui.

A côté, on entend les retraités modestes à la recherche de revenus complémentaires pour boucler leurs fins de mois et qui disent regretter d'avoir travailler toute leur vie.

Les actifs et les entreprises sont pressurisés, en 2015 l'effort que l'on leur fait porter est sans commune mesure avec ce qu’il était il y a 20 ou 40 ans. Il est devenu excessif, abusif... parfois rédhibitoire.

 

 

Mais assez de nous plaindre !

Souvenons-nous que nous jouissons de conditions de vie que nos grands-parents ou arrière grands-parents nous envieraient. Dont d’autres rêvent aillleurs dans le monde. Nous bénéficions d’un niveau d’instruction, de santé publique, de technologies élevés… et en Haute Loire, d'une qualité de vie assez exceptionnelle, proche de la nature.

Doit-on s’entêter à suivre la voie des « 30 glorieuses » alors qu'elles sont bien derrière nous? Avec tous ces gaspillages et cette inefficacité dans l’organisation de la société. Avec aussi quelques prédateurs et quelques intouchables… Sans doute devons-nous apprendre aujourd'hui qu’il y a des limites à tout... et devenir plus responsables. Tous. Sans exception.

 

Si les actifs et les entreprises ne suffisent plus à financer notre mode de vie, nos infrastructures, nos équipements et notre solidarité, faut-il maintenir le même niveau de dépenses? Quittes à emprunter et transmettre l’ardoise à nos enfants ? Quittes à endommager les ressources que devront réparer nos petits enfants?

Si le confort matériel atteint aujourd’hui ses limites, le progrès immatériel nous est presque devenu étranger. C’est là pourtant que réside l'autre partie de la solution : dans une façon plus douce et plus humaine d’organiser nos écoles, nos administrations, nos routes, la gestion de nos ressources, nos emplois du temps…

 

Au lieu de protéger les puissants d’un côté ou d’acheter la paix sociale par un système trop généreux de l'autre, les politiques doivent se battre aux côtés des forces vives, de ceux qui s’engagent, qui imaginent, qui créent, qui se dévouent, qui entreprennent…et qui prennent des risques. Sans prise de risque, on ne peut avancer, on ne peut rien gagner. Les gains possibles sont à la mesure des risques pris.

 

Engagés librement en dans cette campagne, nous faisons partie intégrante de ces forces vives... comme beaucoup d'autres qui prendront ce même risque demain. Celui de faire entrer des citoyens libres et responsables à l'assemblée départementale.

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